Bonne année 2026 !
Avant d’entrer dans le vif du sujet, avec un concept que tu vas découvrir ou redécouvrir, je te souhaite une Bonne Année 2026.
Qu’une belle Energie accompagne tes projets, et que tu te sentes toujours en phase avec tes objectifs, tout en étant utile au monde.
Chaque année, je célèbre notre transition à travers une thématique forte de Développement Personnel. En 2019 je t’ai souhaité une année pleine de Sérendipité, 2024 fut l’année de la Résilience, et nous voici en 2026 : l’année de la Circonspection…
La Circonspection
D’un point de vue strictement étymologique, la circonspection consiste à faire le tour d’une situation en examinant tous les aspects avant d’agir ou de juger.
Dans notre contexte de coaching, la Circonspection, c’est l’art de voir large avant de passer à l’action. C’est une contemplation dynamique permettant d’aligner son monde intérieur avec la réalité extérieure.
En invitant la Circonspection dans ta vie, tu vas t’affirmer avec plus d’assurance. Ceci facilitera tes prises de décision et te permettra de t’engager dans des actions éclairées, fluides, faciles à rectifier en cas de besoin, tout en gardant le cap sur ton but ultime.
En pratique
Observe les gens autour de toi pour repérer les personnes circonspectes. Elles te serviront de modèles. C’est la meilleure façon d’apprendre :
La Circonspection, mieux vaut la fréquenter que l’étudier…
On reconnaît les personnes circonspectes à leur capacité de nuancer leurs propos. Elles savent que chaque chose peut servir à faire le mal comme le bien. La Circonspection ne consiste donc pas à rejeter une idée, un outil ou une personne à cause de ses défauts, mais à agir dans le sens du bien tout en se préservant d’une mauvaise utilisation. Leurs décisions et leurs actions ne dépendent pas de la nature de l’objet à analyser, mais de leur capacité à bien gérer cet objet sans tomber dans ses travers.
Prenons pour exemple l’argent. Le pouvoir qu’il procure peut faire du mal comme du bien. C’est ce qu’un regard circonspect va constater. Si la plupart des gens ont la conviction que l’argent pervertit tout, c’est par manque de Circonspection : ils s’arrêtent à quelques principes éducatifs ou se focalisent sur quelques mauvais exemples. Ils se fient à la mauvaise moitié du cercle, se disant qu’un tour complet n’y changera rien.
Si ces personnes s’enrichissent (souvent par hasard), il n’y a que deux scénarios possibles :
- Soit elles perdront cet argent rapidement, afin d’éviter de devenir de mauvaises personnes (même des millionnaires du LOTO ont réussi cette prouesse)
- Soit elles se serviront de leur argent pour faire du mal ! Et s’il advient qu’elles prennent conscience du mal qu’elles ont causé, elles blâmeront l’argent qui les a perverties.
Comme je l’ai écrit plus haut, la principale raison ne tient pas à la nature de l’argent, mais du fait que ces personnes n’ont pas la capacité de bien gérer leur argent, sans tomber dans leurs travers.
Beaucoup diront qu’il y a là un manque de Circonspection, car des riches radins, malhonnêtes, traîtres et incapables d’empathie existent aussi ! Ces livres ne font donc pas le tour de la question. C’est vrai, mais la Circonspection n’est pas l’affaire des «autres»… Si tu prends conscience que ton éducation financière a été faite dans un environnement réfractaire à l’argent et tu veux t’enrichir, c’est à toi d’être circonspect en complétant ton éducation avec ce genre de livre.
L’Intelligence Artificielle et la Circonspection
Comme je l’ai souvent dit, L’intelligence artificielle peut être bénéfique ou nuisible. Tout dépend de l’usage que tu en fais. Comme pour l’argent, ce n’est pas la nature de l’outil qui décide, mais ta capacité à l’utiliser pour faire le bien.
Pour faire réellement le tour de la question, je te propose un exercice simple : prends un sujet de société où l’IA est présentée comme le mal absolu, et pose-toi deux questions :
- Est-ce que l’IA est à l’origine de ce mal ?
- Est-ce que dans la thématique en question, elle pourrait faire le bien ?
Prenons un exemple :
l’IA et l’écologie !
D’après de nombreuses sources qui font de l’IA le pire ennemi de l’humanité, une simple requête consomme l’équivalent de 3 verres d’eau pour refroidir les serveurs dans les data-centers ! C’est faux (en tout cas très exagéré), mais nier n’est pas un argument. En revanche, à la question :
- Est-ce que l’IA est à l’origine de ce mal ?
La réponse est non ! Les Data-Centers hébergent une multitude serveurs dont les fonctions sont variées. Un serveur de streaming vidéo (Youtube, Netflix, Prime, VOD, etc.) consomme autant qu’une IA, et un serveur de jeu en ligne (Counter Strike, Valorant, Minecraft, etc.) consomme pratiquement 2 fois plus !
Même écrire un mail dans Gmail, avec ses suggestions automatiques, peut consommer plus qu’une requête dans ChatGPT. Si tu veux réduire ton impact, rédige ton mail dans Word, puis copie-colle le texte dans Gmail. Tu vas en sauver des verres d’eau !
Maintenant, la deuxième question :
- Est-ce qu’en matière d’écologie, l’IA pourrait faire le bien ?
Tu as du mal à trouver ? Je vais t’aider.
A la fin de cet article, tu trouveras quelques vidéos sur les bienfaits de l’IA. L’une de ces vidéos montre comment certains agriculteurs économise 30% grâce à l’IA… 30% d’eau dans un cadre agricole, c’est énorme ! C’est sans commune mesure avec ta chasse d’eau que tu ne tires qu’une fois sur deux pour sauver la planète…
Mieux encore, une autre vidéo te montre comment l’IA détruit les mauvaises herbes avant qu’elles ne s’attaquent aux plantations. Ah oui, me diras-tu, mais ça fait du travail en moins… Pas si sûr ! Cela fait des décennies qu’on n’arrache plus les mauvaises herbes. La plupart des agriculteurs utilisent produits chimiques. Et à en croire l’OMS, ces produits sont les principales causes des cancers… Nous sommes donc face à une IA qui sauve des vies !
Si tu veux faire preuve de Circonspection, tu peux prendre n’importe quel reproche qu’on fait aux IA, et en te posant nos deux questions. Tu pourras alors faire un vrai tour en partant du mauvais, mais en reconnaissant aussi le bon.
Pour finir
Mais quel est le lien, me diras-tu, entre des IA conversationnelles accessibles à tous (ChatGPT, Claude, Gemini…) et des machines agricoles spécialisées ?
J’ai une réponse qui établit un rapport technique direct, mais elle risque d’être longue, car il faudrait commencer par expliquer comment fonctionnent les IA. Mais je peux également te faire une réponse solomonienne :
Va sur l’IA de ton choix (ChatGPT, Claude, DeepSeek, Gemini…) et pose-lui cette question :
Pour 2026, je voudrais préserver davantage les ressources de notre belle planète. Quels gestes je peux poser au quotidien pour y parvenir ?
Sur ces mots, je te souhaite à nouveau, ainsi qu’à notre chère planète une excellente année 2026 !
Stéphane SOLOMON
Quelques vidéos sur les bienfaits de l’IA (clique au hasard) :
Très bonne année 2026 Stéphane ! Tu donnes toujours de la matière à réfléchir, merci beaucoup 😀
Je me permets une petite remarque au sujet de l’utilisation de “ … sauver la planètes”, je pense que c’est plutôt “ sauver l’humanité de sa propre extinction” ☺️
En effet… la planète survivra très bien sans nous !
Bonjour, Stéphane.
Bonne Année 2026.
Merci pour cet article intéressant qui nous propose d’éviter de réagir à chaud.
Est-ce que Waze ou Google maps sont des IA?
Bien cordialement.
Emmanuel
Bonjour Emmanuel,
Aujourd’hui, il y a très peu d’outils informatique où l’IA est absente. Même la pub du loup d’Intermarché, qui fait tant couler d’encre sur sa “pureté” est truffée d’IA ! Il ne s’agit pas d’IA générative, mais les logiciels d’animation et de montage contiennent énormément de modules d’Intelligence Artificielle (par exemple le Neural Hair Dynamics, qui permet de simuler une chevelure ou des poils d’animaux, en fonction du mouvement ou du vent, est de l’IA).
Waze est basé sur l’IA : l’application a été conçue pour une communication bidirectionnelle (et pas une simple triangulation pour positionner le véhicule sur la carte). Le serveur de Waze peut corriger un trajet, non pas en fonction d’informations données (et souvent pas donnée à temps), mais en fonction de la position réelle des véhicules qui utilisent l’application. Ainsi, si un quota d’usagers n’emprunte pas une rue (alors qu’elle est recommandée par le logiciel), un module d’IA déduit que la route est bouchée (traffic, déviation, etc.). Il ne fait pas que recevoir des infos, il dispose d’IA qui apprennent et qui déduisent des solutions liés au traffic routier. Aujourd’hui, avec le nombre d’usagers, Waze est même capable de tracer une carte d’un endroit qui n’a jamais été cartographié, juste en suivant la trace des véhicules. Si les véhicules circulent, c’est qu’il y a une route…
Google Maps n’a pas été conçu ainsi à l’origine, donc la base n’est pas faite en IA. Mais vu les ingénieurs spécialisé en IA qui travaillent chez Google, ils ont convergé vers l’IA. Donc OUI, aujourd’hui, Google Maps contient de l’IA.
Est-ce que Google Maps aurait pu être conçu, à base d’IA ? Bien sûr, mais ils n’y ont pas pensé… D’après la légende, l’idée de l’intelligence de Waze a été pensée en étudiant les fourmis et la façon dont elle construisent leurs chemins. Là où la plupart des concepteurs de GPS cherchaient des solutions avec des partenariats et des capteurs posés sur les routes, etc. Waze utilise son propre logiciel comme un capteur qui reçoit, et surtout qui envoie des informations au serveur, afin de mieux informer les autres automobilistes.
Bonjour Stéphane ! très content d’avoir de tes nouvelles ! Je m’apprêtais à t’envoyer un message de voeux en privé mais puisque tu as devancé je rend ce message public :
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Bonjour Stéphane,
Tous mes vieux pour 2026 ! je te souhaite une santé d’acier, plein de chouquettes, et bonne continuation dans ta mission de vie, avec ou sans IA, et avec ou sans newsletter !
(Je vois donc que ca sera AVEC et AVEC !)
La circonspection ??? ce n’est pas le thème que je m’attendais à voir proposer de ta part, mais à la reflexion, c’est tout a fait approprié, surtout a propos de l’IA… après la première phase ou les positions oscillent entre l’adhésion totale et le rejet en bloc, vient le temps, effectivement, d’étudier tous les aspects de la question avant de passer à l’action. Et pas que pour les lecteurs de cette newsletter qui ne sont qu’une infime part des utilisateurs de l’IA ! qui plus est que d’une seule forme d’IA, celle de la catégorie “Large Language Models” (Chatgpt et consorts)
Il se trouve (synchronicité ?) que je coordonne un projet de recherche européen dans lequel ces questions vont être abordées, dans le contexte du calcul scientifique en mécanique des fluides. En reformulant je peux dire que l’objectif du projet est précisément de considérer avec circonspection les différents types de méthodes,
intégrant de l’IA ou non, employées en simulation numérique, en prenant notamment en compte les impacts environnementaux de ces outils.
Pendant le meeting de lancement du projet, qui a eu lieu la semaine dernière, j’ai été très très impressionné par la présentation d’une philosophe, Sabina Leonelli, qui va participer au projet. Celle-ci propose de repenser les bases de l’Artificial Intelligence (AI) pour en faire une Environmental Intelligence (EI)
Ce que propose Sabina Leonelli est complètement aligné avec ce que je propose. Pas dans la forme, mais dans le fond. Je suis sensible à l’avenir de notre planète, mais je ne suis certainement aussi engagé qu’elle. Ma Mission de Vie, c’est d’amener chaque personne qui le souhaite à mieux se connaître, et de tracer des voies vers cette connaissance de Soi avec Pédagogie.
Cela se fait forcément en concordance avec son environnement, et parfois en luttant contre (c’est ce que font actuellement les iraniens en quête de Liberté).
S’ils y arrivent, l’IA, qui fait partie intégrante de notre environnement y sera pour quelque chose, et on verra des fous furieux de l’IA mettre en avant «le fait» que sans l’Intelligence Artificielle, les iraniens n’auraient jamais retrouvé leur liberté. Oubliant que derrière ces technologies, il y a des décisions et des actions uniquement humaines. Une Intelligence Humaine qui pilote l’Intelligence Artificielle, comme tu sais si bien le faire.
https://hdsr.mitpress.mit.edu/pub/mx9vpa0b/release/2
Attention c’est de haute volée et je suis bien incapable de faire un résumé de toutes ces idées. Mais ca va bien au delà du simple calcul de la consommation d’eau et production de CO2 d’une requête à ChatGPT.
C’est vraiment très intéressant ! Mais avant de parle du fond, je voudrais te faire part de deux choses que j’ai faites, et que beaucoup de gens ne feront pas, malgré leur intérêt pour l’Ecologie :
Tout d’abord, le texte est en anglais ! Ma difficulté à lire (et surtout à comprendre) les idées qu’il contient m’auront fait abandonner si je ne disposais pas d’une IA capable de traduire cette intervention (pour 0€ en plus !). l’IA rend donc le travail de Sabina Leonelli accessible à des millions de personnes qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais. Elle n’a pas eu besoin d’œuvrer pour ça. C’est là ! Accessible à toute personne qui voudrait intégrer ses idées, voire s’y confronter (ce qui sera très positif, lorsqu’on connaît l’appétence de l’humain pour prendre position dans les conflits).
Sans l’IA, j’aurais ouvert la page pour la refermer aussitôt, passant à côté d’une nourriture précieuse de matière grise.
Là où je peux m’interroger concernant ce problème de langage et d’écologie, c’est pourquoi ce texte n’est-il pas proposé en 36 langues ? Même à mon humble échelle, si je devais inviter mes lecteurs francophones à lire ce texte, chacun sera responsable d’une consommation de H2O et de production de CO2 ! A partir de 2 curieux, on commence à rentrer dans l’abus…
Dans un contexte d’Intelligence Environnementale, n’est-il pas de la Responsabilité de l’autrice (ou de son équipe) de faire en sorte que le texte soit traduit en 36 langues ? Et sinon, ne serait-il pas de la Responsabilité de son support (le site HDSR) de faire preuve d’Intelligence Environnementale en lançant 36 requêtes une fois pour toutes, afin de le rendre accessible au monde entier, tout en évitant à chaque lecteur une consommation inutile ?…
On pourrait également reporter cette Responsabilité vers ChatGPT, qui à partir du moment où il a traduit ce texte une fois, ne devrait plus mobiliser de raisonnement approfondi, mais simplement resservir (immédiatement) ce qu’il a déjà produit. Ceci réduirait considérablement le coût computationnel, et l’impact sur l’environnement.
A moins que ce soit à moi de le faire. Mais en ai-je le droit ? Si je reproduis son texte sans autorisation qu’est-ce que je risque ?
Circonspection… Quand tu nous tiens !
Remarque importante, il s’agit d’une publication scientifique, et c’est un domaine qui a ses propres règles, qui ne sont pas les mêmes d’une revue à l’autre d’ailleurs. Déjà HDSR est une revue open-access ce qui n’est pas le cas général, la plupart des revues scientifiques sont toujours réservées aux universitaires (à qui elles font payer un abonnement très cher). A ma connaissance il n’y a pas de revue qui publie en plusieurs langues (c’était le cas il y a bien longtemps pour les journaux de maths mais c’était aux auteurs de faire la traduction…)
Pour la traduction automatique l’idée est cohérente en effet, mais j’imagine les réticences que pourraient avoir les auteurs ou éditeurs : dans le language scientifique, les mots ont une signification très précise, et souvent différente d’un domaine à un autre. L’IA va-t-elle correctement traduire dans 36 langues sans dénaturer les idées ?
D’autant plus pour des travaux qui élaborent de nouveaux concepts et leur donnent des nouveaux noms, peut-on déléguer à l’IA le choix des bons mots ? J’aurais envie de dire que là aussi la vérification humaine s’impose, mais en 36 langues ????
En tout cas je ne manquerai pas de demander à Sabina ce qu’elle en pense, quand je la rencontrerai en vrai (pour l’instant je ne l’ai rencontré que virtuellement)
Tu demandes pour finir “Si je reproduis son texte sans autorisation qu’est-ce que je risque ?” la réponse est dans la mention tout à la fin de l’article :
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©2025 Sabina Leonelli. This article is licensed under a Creative Commons Attribution (CC BY 4.0) International license, except where otherwise indicated with respect to particular material included in the article.
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Si tu ne sais pas ce que c’est “CC BY 4.0” demande à Chatgpt ! ca pourrait te donner des idées d’ailleurs.
La deuxième chose que j’ai faite, parce que le sujet m’intéresse, c’est de demander à ChatGPT ce qui peut relier mon métier, et les recherches de Sabina Leonelli, et là il m’a donné une floppée d’idée, dont certaines sont réalisables. C’est ici que la requête devient individuelle (et donc consommatrice de par sa spécificité). Parce qu’en effet, si certaines idées sont réalisables, c’est parce l’IA a suggéré des choses très proches de ce que je peux appliquer, et après quelques adaptations (donc une collaboration entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle), je peux vraiment faire quelque chose d’engageant (on en reparlera). Comment est-ce possible ? Je partage souvent mes idées avec mon compte ChatGPT et je lui demande aussi de mémoriser ce qui est important pour moi. C’est ce qui me permet d’obtenir une aide qui n’est pas «générique», mais adaptée à mon activité réelle, quotidienne.
Si j’étais dans le secret, préférant garder certaines choses pour moi, je serais passé par le mode éphémère (qui n’entraine pas la machine).
Mais en ce qui concerne cette situation précise, si on me piquait mes idées, ce serait une bonne chose pour la planète. Alors je préfère les partager librement avec Open AI. Je dirais même que c’est un Devoir, et que j’espère qu’il s’en nourrira.
Cet usage-là est au cœur des proposition de Sabina Leonelli, car imagine ce que deviendrait ChatGPT, si au lieu de recevoir majoritairement des requêtes de type «fais-moi mon Starter-Kit» ou encore «habille-moi en majorette», il engrangeait des millions de demandes liées à l’Ecologie…
Tu vois la tournure que prendrait l’IA ? C’est aussi ça, l’Intelligence Environnementale.
Quelques idées que j’ai piochées dans la présentation de Sabina Leonelli qui vont toutes dans le sens de la circonspection :
Les systèmes d’IA on pour but de prendre des décisions en se basant sur l’analyse d’une grosse quantité de données. Du coup, pour alimenter l’IA, on est conduit à reformuler toutes les connaissances humaines sous formes de données … exploitables par l’IA. Est-ce bien raisonnable ?
Pour prendre une décision basée sur des données, l’IA peut-elle – et doit-elle – décider quelles types de données sont pertinentes pour prendre cette décision ?
Des vérifications humaines régulières et recalibrations sont indispensables sans quoi :
1/ l’IA devient conservative (les mêmes données conduisent aux mêmes décisions sans prendre en compte l’évolution du contexte), 2/ elle conduit à une focalisation excessive sur des indicateurs quantitatifs et machine-readable, 3/ elle sous-estime la pertinence du jugement humain pour contextualiser et donner du sens à l’information.
Bref le point clé : conserver la maitrise et ne pas déléguer tout le contrôle à l’IA, même si c’est la voie de la facilité trop facilement suivie, tellement on est impressionné par son efficacité.
Moi-même, ayant pourtant été sacré champion du monde de l’utilisation critique de l’IA par un coach célèbre, je suis tombé dans le panneau : l’un des participants de mon projet m’a demandé pourquoi l’intitulé du projet, pourtant décidé collectivement, avait été modifié. J’ai alors réalisé que j’avais remplacé cet intitulé par une proposition de ChatGPT qui m’avait frappé par sa pertinence, mais n’était pas celle décidée par les humains !
Est-ce bien raisonnable d’alimenter l’IA avec toutes les connaissances humaines ?
Ce n’est pas à l’IA d’être raisonnable, Il nous appartient de bien exploiter cette richesse. Et comme je l’ai écrit dans mon article, la richesse ne profite vraiment qu’à ceux qui ont la capacité de la gérer. Ca commence par savoir l’apprécier pour ce qu’elle fait de bien.
Pour prendre une décision basée sur des données, l’IA peut-elle – et doit-elle – décider quelles types de données sont pertinentes pour prendre cette décision ?
Seule ? certainement pas ! Sauf dans les tâche répétitives qui libèrent l’humain. Et n’oublions pas le côté social et émotionnel de notre référence : ici, c’est à moi que tu poses des questions et c’est moi qui te réponds parce que c’est ton souhait. Je pourrais créer un GPT qui te répond, mais il n’aura pas les mêmes réponses que moi (il peut s’en rapprocher), et ne choisira certainement pas les mêmes thèmes que moi pour orienter ma carrière. C’est à moi de décider, en me servant des outils d’aide à la décision dont je dispose.
Pour le troisième thème, c’est ce qu’on fait avec toutes les machines : vérification humaine, recalibrage, réadaptation au contexte et aux profonds changements. Toutes les machine ont une date de vérification, recalibrage, etc. Pourquoi l’IA ferait-elle exception ?
D’ailleurs, c’est ce qui se passe actuellement avec les version successives et la multiplication des acteurs (souvent concurrents.
Et il ne faut pas oublier l’évolution humaine ! Avec l’IA on peut apprendre beaucoup de choses, très vite, à moindre frais, et avec un guide d’une patience exceptionnelle ! Evidemment, on peut tomber dans la flemme et rester sur ses acquis. Mais on peut aussi (et c’est ce que j’encourage) utiliser cette richesse pour évoluer. Pourquoi apprendre péniblement 2 langues, alors qu’on pourrait en apprendre 6 agréablement ? L’enjeu pour l’Education Nationale est énorme (y compris pour les adultes).
Lorsqu’une IA fait une proposition et que l’utilisateur l’accepte, l’utilisateur reste décideur. Tu peux changer ton titre quand tu veux, et même si tu demandais 10 titres différents à l’IA et tu en choisis un, ça reste ton choix. Donc, c’est toi qui décide.
A part ça, tu restes champion toutes catégories des la collaboration des deux intelligences.
Tu es bien enthousiaste mais je pense que tu vois les choses sous l’angle des IA conversationnelles grand public alors que le propos porte surtout sur les IA “systèmes experts”. Et c’est là qu’on peut craindre (et qu’on observe déjà) que les bonnes pratiques qui te semblent évidentes de recalibrages réguliers ne sont pas suivies… pour les grands groupes qui vendent des systèmes IA “à tout faire” la manière dont est fait le calibrage est très opaque ! Et beaucoup de petites entreprises y voient une occasion de diminuer le nombre d’experts (au mieux pour leur faire faire autre chose, au pire pour réduire le personnel). S’il ne reste plus d’experts qui fera la recalibration ? Et s’il n’en reste que quelques-uns seront-t-il toujours aussi experts ? Car l’expertise humaine est une intelligence collective !
J’ai joué le jeu et cliqué au hasard, et suis tombé (évidemment) sur un cas pile-poil dans le sujet.
Parmi d’autres applications de l’IA, la vidéo nous apprend qu’en Estonie un système IA est déjà utilisé pour prendre des décisions de justice et que les décisions ont le même poids que celles prises par des juges humains ! La vidéo précise que cela ne concerne (pour l’instant ?) que les délits mineurs, que cela fait gagner beaucoup de temps et même que cela conduit à des décisions meilleures, car contrairement à un juge une IA rendra le même jugement en début de matinée ou à l’heure de la sieste.
Mais tout de même est-ce raisonnable ?
Ca ma paraît raisonnable, en théorie. Parce que vite dit, ça donne le sentiment que les délinquants n’ont pas d’avocat (qui entrent également des données dans la machine). Donc là, évidemment, ça craint du boudin. Mais en pratique, c’est forcément encadré (surtout dans ce secteur !).
Et pour répondre à l’une de mes questions :
L’IA pourrait-elle être à l’origine de cette déshumanisation ?
Il y a une dizaine d’année, j’ai été arrêté pour un délit mineur par la police : je n’ai pas laissé passer une jeune-fille au passage piéton alors qu’elle s’y engageait (ou peut-être pas, selon moi). Le policier me sanctionne (190€ + 2 points), et j’appelle mon frère qui connaît bien les agents de ma ville pour faire sauter la contravention. Réponse du policier :
C’était bien avant l’avènement des IA. Les IA n’ont pas créé le problème.. Il était là avant… Bien avant…
Il y a moins d’un an, j’ai raté un avion. En fait l’avion était là, mais il y avait juste un problème d’enregistrement de mon ETA (inversion de 2 chiffres)… Le gars a mis 40 minutes à trouver d’où venait le problème, et l’heure de l’enregistrement est passée ! Il était désolé, mais ce n’était plus possible de m’enregistrer.
Bah ouais mon gars, ta direction a décidé de fermer les guichets à l’heure pile, me privant (ma fille et moi) d’une visite chez ma mère… La décision humaine présente sur les lieux n’a pas pu déjouer les procédures de la compagnie aérienne (décidée plus haut).
J’ai donc été traité de façon inhumaine par des humains… Une Ia m’aurait peut-être signalé la fermeture des guichets de la même façon, mais elle aurait trouvé le problème de mon ETA en 30 secondes…
Pour finir… des gestes au quotidien pour préserver notre belle planète.
Là je peux donner quelques idées en lien direct avec les technologies numériques, sans besoin de demander ChatGPT/Consorts, vu que j’ai précisément participé à un atelier de sensibilisation sur le sujet, “la fresque du numérique”, vendredi après midi.
Un point important à savoir : l’impact environnemental est majoritairement lié aux terminaux utilisateurs : téléphones, ordinateurs, tablettes,… (même si la part due aux data centers augmente très rapidement).
D’où des idées simples à la portée de tout le monde :
Merci pour tes vœux David. Le fait qu’ils soient souhaités publiquement leur ajoute de la valeur.
Oui, en effet, ce sera mille fois AVEC. Ma question étant AVEC QUI…
De la même façon que ma décision est d’utiliser l’IA (avec circonspection), chacun a le droit de se demande si ma démarche lui convient et de prendre la décision qui va AVEC.
De tout façon, même les plus réfractaires seront amenés à l’utiliser. Leur question est donc : est-ce que je peux l’utiliser pour le bien, et comment puis-je m’en assurer ?
La métaphore de l’argent est, en ce sens, bien choisie.
Je continuerai donc AVEC des bienveillants et AVEC bienveillance. L’IA, la Newsletter, le blog, les vidéos ou tout autre moyen restent des COMMENT face à e quoi, et je suis prêt à m’adapter aux changements, ne restant toujours Utile au Monde.
Au fait : il fallait lire “tous mes voeux” et pas “tous mes vieux” 🙂
Très belle année 2026 Stéphane ! Merci pour cet article, c’est ce que justement j’essaie de faire comprendre à beaucoup ces derniers temps 🙂 Ravi de lire que je suis dans le bon.
Merci Stephane et mes voeux pour 2026 ( que je t’ai adressé en privé sont bien sûr toujours “valables”!
la circonspection pour moi est une attitude de retenue interrogative sans aspect péjoratif ni surtout sans emballement!
Et je viens d’interroger chat gpt et finalement je pratique la prose sans le savoir comme Mr Jourdain ! mais en fait deja dans le quotidien car réalisable!
depuis ton invitation scripturaie de milieu année 20256 concernant IA .. je m’y suis mis si j’ose dire avec bonheur et retenue pour
Ecrire une nouvelle : en fait faire la liaison entre les paragraphes
et ensuite un pitch , un poème ( fautes de ou amelioration de la ponctuation) et au niveau professionnel le résumé ordonné et présenté en mise en page de ma propre étude de dossier en section disciplinaire de mon Ordre
tout récemment 3 dossiers présentés séparement puis un mix de ces 3 affaires identiques , on choisira quelle solution sera retenue ; mais là le travail de résumé est bluffant.un dernier texte de poeme fut passé pour comparaison avec mamie inside / chat Gpt/ Claude e/ iris l’IA de the artist academy que je suis.
merci de m’avoir suggéré avec bienveillance leur utilisation .
je decouvre sur recommandation Geremy pour le resumé d’intervention orale!