Lettre à Lucie

Lucie (qui ne s’appelle pas vraiment Lucie mais je préserve son anonymat) m’a expliqué hier pourquoi elle n’a pas l’intention de venir à mon webinaire. Elle a mentionné quelques appréhensions et je lui ai répondu personnellement. Il est possible que cette simple correspondance change les choses pour beaucoup de lecteurs. J’ai donc adapté ma lettre, que chacun peut lire en mode Lucie…

Bonjour Lucie,

J’ai bien lu tes arguments, et je suis étonné de constater que j’ai mal communiqué autour du sujet du webinaire de ce soir. Alors, reprenons les appréhensions principales pour recadrer un peu tout ça. Ne te laisse pas convaincre par tes aprioris, ils sont (presque) tous faux, comme tout évènement qu’on juge avant d’y participer.

Je n’ai aucune appli à créer !

Tu as raison dans le fond : le Vibe Coding sert à créer des application et Lovable est un outil dédié à cet usage. Mais le terme « appli » ne veut rien dire en soi, puisqu’il y en a de tous types.

PERSONNE ne peut dire qu’il n’aurait aucune utilité à créer une application. Je sais que tu suis une formation en ce moment, dans un domaine qui n’a rien à voir avec l’informatique. Donc je comprends tes priorités. Mais supposons que tu aies besoin d’apprendre par cœur des concepts-clés pour préparer un examen ou une certification. Tu as ta propre méthode d’apprentissage, mais aucune application existante correspond à ta façon personnelle d’apprendre. Dans ce cas, tu peux TE créer une application (rien que pour toi), qui va respecter ta façon d’apprendre. Tu pourras y ajouter des options, du fun, des éléments de motivations PERSONNELLES qui serviront à TES séances d’apprentissage. Ce sera une appli rien que pour TOI, au service de TON projet actuel !

Je sais que tu es capable d’appropriation, alors VIENS !

Réticences au High-Tech

Coder, c’est un vrai métier, et c’est compliqué ! Si tu as déjà essayé, tu sais à quel point ça demande de s’impliquer : c’est un vrai métier !

Mais aujourd’hui, il y a une différence entre coder, et créer une application. Ce qui était intimement lié à une époque est désormais révolu. Tout mon argumentaire concernant ce webinaire (et l’outil choisi) tient au fait que la partie High-Tech est masquée. Je devrais même dire occultée !

Dans ce webinaire, tu as beaucoup plus ta place qu’un développeur. Je vais consacrer une dizaine de minutes aux questions techniques (pour satisfaire la curiosité des pros qui seront parmi-nous), mais pas plus que ça. Et je préviendrai avant pour que les non-développeurs puissent prendre une pause. Il n’est pas question de High-Tech dans ce webinaire. S’il y a des développeurs parmi nous, ils seront peut-être étonnés de me voir éviter certains mots du jargon qui leur est familier, mais ce sera volontaire. Il leur appartiendra de s’adapter (en théorie, ils ont l’habitude).

Le seul cas où j’accepterais d’aller sur un terrain plus technique, ce serait si l’audience était exclusivement composée de développeurs. Dans ce cas, je m’alignerais. Mais ce n’est pas du tout ce que j’ai envie de faire ce soir. Alors s’il te plaît… VIENS ! Ne laisse pas les high-techniciens vampiriser la soirée.

Une question de temps ?

D’après ce que tu dis, tu penses ne pas pouvoir dégager du temps au-delà de tes priorités actuelles. C’est justement là qu’il y a souvent une incompréhension concernant le coaching : une heure de coaching n’est pas une heure perdue. Ce raisonnement là est trop simpliste. Ce serait mathématiquement juste pour un papillon (dont al vie se limite à quelque jours). Ce que tu retires pendant la séance de coaching peut te faire gagner des jours, des semaines… parfois même des années. Et dans notre cas, j’irais même plus loin : ce coaching va rendre possible demain ce qui te semble impossible aujourd’hui. Ce n’est même plus une question de temps gagné, mais de réveiller des ressources inexplorées que tu réservais à «une autre vie».

Est-ce que tu me fais Confiance ?

Au fond, le sujet n’est ni le temps, ni même le thème du webinaire. La vraie question, c’est la confiance : la confiance que tu m’accordes… et, par ricochet, celle que tu t’accordes à toi-même. Parce que si, malgré tout ce que je t’ai dit, tu ne retires rien de cette soirée, alors la déception sera réelle. C’est le vrai point de blocage, qui implique tout le reste.

Dans ce cas, rassure toi, j’en prends toute la responsabilité. Ces 90 minutes perdues, ce sera mon échec : une mauvaise idée, une pédagogie ratée, une invitation mal placée. Rien ne sera de ton fait.

Alors laisse une chance à ce que je propose.

Tu me l’as souvent dit : la part de mystère que je laisse autour de mes programmes te demande un effort pour franchir le pas. Pourtant, tu l’as déjà fait par Relation, et sûrement par intuition. Et tu as compris après coup ce qu’il y avait vraiment derrière. Tu es venue, non pas parce que tout était clair dès le départ, mais parce que tu sentais que ça valait la peine de donner sa chance à ce qui se cachait derrière mes propositions.

Si tu n’as jamais été déçue, VIENS !

A++
Stéphane SOLOMON