Les commentaires de feignasses
Après m’être arrêté sur le commentaire de Pascal pour souligner sa perfection, parlons des commentaires de feignasses…
- Non Stéphane, ne fais pas ça !
- Pourquoi ?!
- Tu as déjà du mal à trouver des 30 commentateurs, t’imagine si tu les critiques ?
- Pourquoi ? C’est une critique «commentaire de feignasse» ?
- Bah quand-même !
- Bon… de toute façon l’e-mail est déjà parti !
- Mais non, attends, j’ai mal placé mon S lorsque j’ai écrit «t’imagine si tu les critiques». Laisse-moi me relire.
- Trop tard !
Les commentaires de feignasses
Je ne vais pas faire une vidéo dessus, il n’y a rien à voir. Je ne vais même pas citer les noms, les feignasses se reconnaîtront.
Je précise, pour ceux qui se sentiraient sauvés par l’emploi du féminin, qu’un homme peut également se comporter comme une sacrée feignasse !
Un commentaire de feignasse ressemblent à quelque chose de ce genre :
- Super article !
- J’attends la suite avec impatience
- Quel suspense…
- Etc.
Quelle déchéance pour un artiste comme moi ! Si je laissais mes émotions réagir, au lieu de remettre leur score à sept, je lui soustrairais bien deux points !
Tu ne sais pas de quel score je parle ? Voici un petit rappel :
Il y a 3 semaines, j’ai expliqué que j’allais activer un algorithme dont la fonction sera de décider quels lecteurs je vais garder avec moi, et quels lecteurs j’allais confier à une Intelligence Artificielle !
En effet, j’ai créé un Agent IA qui maintient une Newsletter de A à Z. Dès que je publierai un article (écrit par mes soins), l’agent IA le détectera, puis il génèrera un article sur le même thème en quelques secondes. Il en résultera 2 articles sur le même sujet : le premier écrit par moi, et le second généré par mon agent IA.
Pourquoi 2 articles ? Parce qu’ils ne s’adresseront pas au même public :
- Les articles écrits pas mes gros doigts seront orientés vers les abonnés actifs (qui aiment maintenir une Relation humaine avec moi)
- Les articles de l’IA seront orientés vers les abonnés passifs (qui font les morts et qui, d’une certaine manière, me considèrent comme une machine).
C’est génial ce qu’on peut faire de nos jours, avec les nouvelles technologies ! Ça me fait penser à la fameuse «Loi de l’Attraction» : tu crées ton monde ! Si tu n’accordes aucune importance à quelque chose (ou à quelqu’un) ? Il finit par disparaître de ton univers ! Il ne disparaît pas vraiment. Il existe toujours dans d’autres univers (où on lui donne sa place). Mais pour toi, c’est comme s’il n’existait plus.
Revenons donc à nos feignasses : quel est leur but en agissant ainsi ?
Explication 1 : La Réactance
La réactance est une Réaction de Résistance qui va à l’encontre des valeurs de celui qui réagit. C’est un comportement qui n’est pas bon du tout, mais sans travail sur soi, le mauvais esprit qui nous habite crée une tentation tellement forte, que le réactant se laisse convaincre… Par exemple, durant la Covid, des gens qui avaient l’intention de se faire vacciner ont décidé d’annuler leur rendez-vous lorsque notre président a fait un discours qui laissait entendre que le vaccin était obligatoire ! Oui, oui… Des milliers de personnes qui voulaient participer à l’immunité collective ont soudainement réagi égoïstement pour contrer un sentiment d’obligation !
- Euh Stéphane, tu viens de dire «Covid», tu vas avoir plein de commentaires de merde !
- Bah ça me fera l’occasion de parler des commentaires de merde…
- Au temps pour moi !
(si si, ça s’écrit comme ça !)
Je disais donc que la première explication concernant les commentaires de feignasses tenait au fait que le sentiment d’obligation créé par ma communication, a incité une personne dont le QI frise celui d’Einstein à laisser un commentaire très concon.
Et tu sais quoi, ? Il y a même des gens qui avaient envie de commenter mon article, mais qui face à mon insistance de laisser un commentaire, ont décidé de ne pas faire comme tout le monde (ou un truc comme ça).
Ah la Réactance ! C’est un sacré morceau ! Il y a régulièrement des gens qui perdent leur emploi à cause de ça. Je connais quelqu’un qui a passé une nuit au poste à cause de ça : il a juste oublié d’attacher sa ceinture de sécurité. Mais bon… Il n’a pas aimé la leçon de morale du flic qui l’a arrêté. Donc il lui a demandé ce qu’il faisait là au lieu de sauver des gens qui sont en train de se faire agresser, et hop ! Il s’est retrouvé avec un jambon-beurre dans une cellule, face à un énergumène qui insistait lourdement pour lui faire un deuxième trou du cul.
(Désolé pour les gros mots, mais je n’ai tellement pas le droit de les écrire sur les réseaux sociaux, que je me lâche – généreusement – dans ma Newsletter !)
Pour la petite histoire : notre réactant est convaincu que la ceinture de sécurité sauve des vies et que la police fait du bon travail. Lorsqu’on lui demande pourquoi il répondu de cette façon. Il a dit un truc du genre «Bah j’sais po ! C’était plus fort que moi !»
Explication 2 : La peur !
Voilà qui est plus connu que la Réactance. Je ne vais donc pas insister sur l’émotion, mais juste la préciser davantage : ayant peur de se retrouver face à mon agent IA (bande de timides), ces commentateurs ont voulu exprimer leur attachement à l’humain que j’étais. Seulement voilà… Que dire ? Pas facile cette histoire de Mamie du point de vue du Développement Personnel… Je ne vois qu’une vieille peau qui fait la misère à son gendre maso ! Que dire pour échapper à l’algorithme ?… Ah j’ai trouvé !
- Super article !
C’est quand-même curieux… Il aurait suffi d’écrire :
- Pas facile cette histoire de Mamie du point de vue du Développement Personnel… Je ne vois qu’une vieille peau qui fait la misère à son gendre maso !
Est-ce recevable dans le cadre d’un programme orienté Développement Personnel ? Evidemment ! Non seulement c’est recevable, mais ça ouvre la discussion. Parce que oui, je rappelle qu’il y a un être vivant qui bosse derrière ces automatismes, et qu’à chaque fois que tu décides de ne pas ouvrir le dialogue avec lui, tu te rapproches de son IA. Résultat : ta peur ta place exactement dans la situation qu’elle voulait éviter.
Sauf Bienveillance bien sûr…
Allez ! Ça ira pour cette fois ! Bande de feignasses !
Et voici notre outil du jour «Feignasse Inside !» :
https://chatgpt.com/g/g-68755dcdb958819181caaffbd4da6ae9-feignasse-inside
A++
Stéphane SOLOMON
PS : Ça me donne une idée ! Je vais tolérer les commentaires de feignasses de temps en temps, ce sera comme une sorte de Joker.
Cher Stéphane,
Je ne sais pas ce qui a influencé ce style d’écriture provocateur, mais il est dans l’air du temps. Sommes-nous tous passés en mode « raz le bol, WTF, je me lâche ? »
Ça paraît bête et superficiel, mais c’est une vraie question pour moi.
Nous sommes à une étape dans notre travail où une partie de nos clients nous agacent sérieusement et nous nous contenons pour ne pas les envoyer sur les roses, pour rester polie. Et j’ai la sensation que beaucoup de monde autour de moi en est à cet état d’exaspération. Alors je me demande au niveau du développement personnel si je souffre juste parce que je remarque ça puisque je suis dans cet état et qu’il n’y a pas plus de gens énervés qu’avant. Tu sais l’effet tu vois plein de femmes enceintes quand toi ou ta femme est enceinte alors qu’il n’y en a pas plus que d’habitude.
Ou en sommes-nous vraiment à un tournant de société de grand n’importe quoi et où les gens qui ont des valeurs n’en peuvent plus d’être pris pour des jambons ?
Quoi qu’il en soit, j’ai le plaisir d’avoir un moment pour te lire dans une période où je n’ai pas eu beaucoup d’énergie et je découvre cette idée d’article généré par IA pour les flemmards. Je me demande si je peux l’appliquer à la génération de plans pour les clients irrespectueux.
Bonjour Ileana,
Concernant le langage provocateur d’un auteur, il convient aussi de vérifier si ce même auteur est capable d’écrire respectueusement. De même si son langage devient superficiel, il convient de vérifier si l’auteur est capable de spiritualité. Dans ce ca, on peut parler de récréation.
Je te confirme qu’il y a de plus en plus de personnes agacées autour de nous, et de moins en moins de femmes enceintes ;-).
Pour ce qui est de valeurs, comme d’habitude, je te recommande de tenir bon. Le gens qui nous prennent pour des jambons sont soit dans un mensonge qu’ils finiront pas découvrir (ça va faire mal), soit des adorateurs du mensonge, et tu ne pourras jamais atteindre ce niveau, donc autant ne pas essayer de les suivre. Le mieux que tu puisses faire, c’est de maintenir ton cap. Ceci te permettra de renforcer tes valeurs, et c’est cette même force qui te permettra de créer des moments récréatifs à ta hauteur.
Pour ce qui est de l’utilisation des IA pour les clients irrespectueux, ce n’est pas tant le respect qui est à «surveiller», car le respect est soumis à ton interprétation du moment. Par exemple, il est possible que certaines personnes qui ont lu mon article l’aient trouvé irrespectueux. Mais en le relisant dans quelques jours, ils pourraient le trouver à la fois drôle et instructif. Ils comprendront que le style WTF est là pour provoquer, mais pas pour insulter.
Ce n’est donc pas une question de respect, mais d’un sujet que j’ai évoqué il y a longtemps (bien avant l’avènement des IA), qui est l’Attention Particulière. Lorsqu’une personne ne t’accorde jamais une Attention Particulière, cela signifie que tu ne comptes pas en tant que personne. Professionnellement parlant, cela signifie que pour ces personnes, tu es un fournisseur comme les autres, ou un client comme les autres… Dans ce cas, tu es remplaçable par une IA, et s’ils ne le font pas, tu peux le faire pour eux. D’ailleurs, eux aussi sont remplaçables par des IA, si tu veux connaître leur réaction : l’IA peut prévoir une réaction lambda…
Mais si tu reçois des Attentions Particulières (par exemple, le fait que je te réponde en est une), alors ça veut dire que c’est TOI qu’on attend. Dans ce cas, tu n’es pas remplaçable par une IA.
Je commence à voir dans quelques entreprises, que des gens sont remplacés par des IA ! Ils ne sont pas forcément mis à la porte, mais on préfère interroger la machine, alors qu’ils sont là… La raison est simple : ils ne font que remplir leur fonction. Et même s’ils remplissent parfaitement cette fonction, ils sont remplaçables par une IA qui remplira la même fonction aussi bien. Lorsque les gens donnent bien plus que “leur fonction”, aucune IA ne peut les remplacer. On va les garder pour des raisons illogiques, à l’image de toutes les bonnes raisons.
A++
Stéphane
Si je m’observe : oui un peu de reactance,mais il insiste le bougre à m’obliger â commenter jai pas envie, Na!
La peur non !
Mais le fait de ne pas faire qui me rapproche du monde que je ne veux pas me parle
Stephane je revendique le droit à être une lectrice passive !
Parce que j’ai besoin de temps j’ai besoin que cela infuse en moi
Et les petites graines que tu sèmes germeront un jour quand elles rencontreront le terreau favorable
Cette obligation à commenter m’oppresse !
Je te reconnais tout à fait le droit de vouloir des lecteurs actifs
Aussi si un jour tu me vires, je ne t’en voudrais pas!
En attendant “devoir accompli”
Belle journée à tous feignasses comprises!
Pascale,
Oppresser les gens n’est pas mon style. Le problème est que si je ne le fais pas, ça ne donne pas d’aussi bons résultats (tant en nombre qu’en qualité). La question qui vient immédiatement est :
Oui, je sais, j’ai déjà posé cette question, et il se trouve que dans mon public (qui est un public de Développement Personnel), 72% des personnes interrogées trouvent normal de répondre à une contrainte plutôt qu’à une simple invitation.
Il reste 28% qui préfèrent agir pour de nobles raisons. Je te propose de les rejoindre, ainsi tu ne seras plus jamais oppressée.
Après, si sur 7 articles que je t’envoie tu n’as jamais ENVIE de commenter, ne te force pas. Utilise ton joker si tu penses que dans les 7 suivants, il y aura une interaction. Et dans le cas où ça n’arriverait pas (14 articles sans que ça te chatouille), remplace-moi par une IA ! Je ne mériterai pas mieux !
D’ailleurs, cette Newsletter n’est qu’une métaphore de la vie. Dans ta vie de tous les jours, tu vas croiser beaucoup de gens remplaçables par des IA. Et parfois, tu leur laisseras à peine 3 chances de briller…
A++
Stéphane
Bonjour Stéphane,
Cet article provoque 2 pensées :
Bien à toi.
J’adore tes questions Christian !
En quoi avoir des commentaires est-ce important pour moi ?
J’ai appris qu’il y avait des gens qui faisaient des choses dans une direction très précise, avec un plan très bien ficelé, et qui ne se soucient pas du résultat ni même des personnes qui en sont impactées. Ils ne se servent même pas des réactions des uns et des autres pour corriger leurs actions. Ils avancent quoi qu’il arrive !
Ce sont de grands Sages paraît-il… Ils m’impressionnent ! Mais je ne suis pas sûr de vouloir leur ressembler. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas encore atteint ce niveau de sagesse.
Pour te donner une réponse plus concrète, il y a des profs qui font leur cours sans observer leurs élèves. Ils ont une telle confiance dans leur pédagogie et leur plan, que l’élève qui fronce les sourcils ne les impressionne pas. Perso, quand je donne des formations, lorsque quelqu’un fronce les sourcils, penche la tête, sourit, s’affale ou se relève, j’y suis très attentif, et ça change le contenu… J’ai donné certains cours des centaines de fois (sur le même sujet). Il n’y en a pas deux qui se ressemblent.
Autre chose également : lorsque les commentaires peuvent compléter mes articles, et ils constatent après l’effort, que ce qu’ils ont écrit est plus important (pour eux) que l’article lui-même. Ca fait donc partie de leur auto-coaching.
Enfin, mes commentaires préférés sont les questions ! Parce que de bonnes questions sont utiles au collectif. J’y réponds facilement, parce que je sais que c’est utile.
J’espère que ça réponds à ta première question…
On peut bien utiliser l’IA pour rédiger un article, tout en le relisant, l’ajustant, etc. Le meilleur des 2 mondes en quelque sorte…
Tout dépend de ton niveau dans le domaine où tu fais intervenir l’IA. Je suis un très mauvais dessinateur (la dernière fois que j’ai dessiné mon chat, il a fait une grève de la faim pendant 2 jours). Donc pour illustrer mes articles, j’utilise l’IA, car elle est beaucoup plus compétente que moi dans ce domaine !
Ma fille qui dessine à merveille. N’a pas besoin d’une IA pour dessiner. En revanche, pour organiser ses idées et en faire des phrases bien construites, ChatGPT est son ami !
Pour l’écriture profonde, surtout dans le domaine du Développement Personnel, l’IA ne me satisfait pas. Elle peut corriger mes fautes de grammaire et d’orthographe, repérer une incohérence, suggérer un détail, mais je ne la laisse pas rédiger à ma place. J’ai déjà essayé d’écrire un article en me faisant assister par une IA. J’ai perdu plus de temps qu’en écrivant seul. Les cas rares où j’ai besoin de l’IA pour rédiger un article orienté Développement Personnel, c’est lorsque je commence un phrase et que je peine pour la terminer. Pour ça, j’avoue, l’IA c’est très fort !
Je m’en sers aussi pour m’informer sur certains sujets (comme je le ferais sur Wikipédia ou sur Google), mais une fois le sujet compris, je préfère écrire à ma façon.
Je peux aussi utiliser une IA pour écrire une lettre de demande de Remise Gracieuse à l’URSSAF, car je sais que les agents de cette administration ne s’intéresseront pas au biais cognitif qui m’a fait oublier la date limite. Ils ont juste besoin d’un document à classer pour justifier la raison pour laquelle ils ont coché une case.
Pour résumer : dans tous les domaines où je suis incompétent, l’IA m’est d’un grand secours, ainsi que les domaines qui ne me tiennent pas à cœur. Ca en fait beaucoup, et si l’IA tient une si grande place dans ma vie, c’est parce que je veux mieux exploiter mes talents en libérant ma charge mentale pour le reste, et aussi, donner davantage d’attention à ce qui est important pour moi.
Ainsi, si un jour je demande à l’IA de me rappeler la date d’anniversaire de ma femme, ce sera :
D’ailleurs, dans ce dernier cas, je demanderais à l’IA quel cadeau elle me recommanderait pour faire plaisir à une femme de x ans, qui a y enfants et qui vit dans une maison de z mètres carrés. L’IA adore les chiffres, et elle me donnera probablement de très bons conseils grâce à ces données. En attendant, il me suffit de tendre l’oreille, d’observer ses yeux, sa bouche, ses mains (lorsque nous nous promenons dans une Galerie Marchande par exemple), et ça marche !
A++, et merci pour tes questions (ça fait 2 articles de plus !)
Stéphane
cela me rappelle une histoire d’aller dans la bonne auberge pour soi. Je vais en faire le tour pour mettre en favori celles qui le méritent dans mon trip advisor perso et les honorer comme il se doit, avec enthousiasme, partage, amitié.
Concernant ce texte, c est vrai que parfois je ne me sens pas de commenter à chaud, le temps que s’éveillent les neurones, tout en me disant que je veux quand même montrer ma présence et reconnaissance à l’auteur. Et si je reviens plus tard, et c’est souvent parce que le texte me taraude jusqu’à ce que j’en fasse quelque chose, je me dis que c’est un coup d’épée dans l’eau puisque moins de chances d’être lue….mais Danièle, c’est débile ! Si tu commentes, c’est pour ton autocoaching, pour faire un pas en avant vers ce que tu veux et va te servir au quotidien, voire te construire ! et cela passe par écrire. pas pour concurrencer l’auteur et ici c’est mission impossible 🤣, chacun ses talents.
Voilà ! Tu as tout dit. Lorsque tu écris un commentaire, tu organises tes pensées pour construire des phrases intelligibles, et ton commentaire aura plus d’impact sur toi que mon article.
Pour ce qui est de l’intérêt des autres lecteurs pour ton évocation, si pouvais n’en toucher qu’un ou deux, ce serait déjà bien ! Non ?
Si non, si tu as besoin de toucher beaucoup de gens, il faut que tu aies ta propre auberge !
Super article, bravo Stéphane !!! 🙂
Sans blague, quand je me sens sommé de poster un commentaire sur le champ, au tac-au-tac, c’est a peu près tout ce que je peux produire.
Tu va me dire : je me sens sommé de répondre sur le champ, c’est mon ressenti, je peux aussi prendre le temps de la réflexion, et revenir plus tard. Sauf que si je fais ca il y a de fortes chances que je ne le fasse jamais. Le meilleur moment c’est maintenant, j’ai bien retenu la leçon.
Alors dis toi que la prochaine fois que j’envoie un commentaire “feignasse” c’est surtout un pense-bête adressé à moi-même pour ne pas oublier de revenir un peu plus tard pour un commentaire un peu plus intelligent s’il m’en vient à l’esprit.
Est-ce que tu te rends compte de la Valeur de ton commentaire ?
Je ne parle pas de la valeur qu’il a pour les autres (il faudrait qu’ils le lisent), mais pour toi… Ca doit faire un sacré effet de te relire !
Je serais toi, je commenterais plus souvent !
La fainéantise est “pour moi” la mère principale de tout progrès.
Alors vivent les feignasses !!!
Dans le cas présent les feignasses vont permettre à Stéphane d’envoyer des mails concoctés avec IA. C’est donc un progrès.
Et peut être que dans mon cas, je ne suis ni dans l’hypothèse 1, ni dans l’hypothèse 2, mais seulement quelqu’un qui se dit qu’il a beaucoup de chance de bientôt recevoir des mails écrits par IA et de pouvoir les analyser.
J’ai hâte mais je savoure le plaisir de l’attente car ce commentaire devrait me permettre de rester encore un peu du côté des “humains”.
A++, Prosper.
Je suis une feignasse ! Sauf avec les gens qi méritent une Attention Particulière. Dans ce cas, je ne laisse pas faire une machine.
Ce ne sont pas les feignasses, ni les commentaires de feignasses qui vont créer la distance. Ce qui crée la distance, c’est le manque d’intérêt. Je suis sûr que j’ai de grosses feignasses qui prennent le temps de me commenter (suis mon regard…).
En tout cas si on observe ton taux de participation (j’ai les chiffres), tu ne risques pas d’être déplacé vers l’IA. Si tu veux lire ses articles, il va falloir être malin (je suis sûr que tu es une feignasse très maline), ou tout simplement, demander…
Tu sais bien que l’une de mes techniques préférées est :
LES DEUX !
Évidemment d’accord pour les deux.
D’accord pour les deux, bien évidemment. 👍🥂
Mais est-ce que je vais être capable de toujours savoir
auquel des deux j’ai affaire ?
🤣🤔
Et il peut aussi y avoir Stéphane qui imite l’IA, ou l’IA qui imite Stéphane. C’est vertigineux !
Je vais voir ce que je peux faire (si tu as deux adresses e-mail ce sera plus facile.
Est-ce que je pourrais imiter une IA ? C’est une excellente question ! Cruciale même…
Est-ce qu’une IA peut m’imiter ? Elle peut toujours essayer, et elle pourrait même réussir à convaincre des gens qui me lisent occasionnellement. Mais toi, je ne pense pas que tu te laisserais prendre sur tout un article (quelques phrases oui).
Après, si tu veux en être sûr je peux mettre des putains de gros mots dans chacun de mes articles. l’IA ne ferait jamais ça.
Bon… tu m’as encore bien eue 😉 au jeu du clic irrésistible. Il est 19h36, j’ai déjà 15 minutes de retard et impossible de ne pas ouvrir l’article. Est-ce qu’un agent IA soulèverait mon intérêt comme cela? Peut-être. Peut-être pas. Ou bien est-ce que cette concurrence orchestrée entre un robotique bien propre sur lui et ton ton (oui je l’écris comme cela) qui commence à friser avec le langage de charretier… n’est pas ce petit piquant qui continue à me titiller et susciter toujours cette même réflexion (non sans admiration). Mais jusqu’ou ira-t-il celui là?
Plus précisément, ce titre m’a alertée parce que je me coltine ce conflit permanent entre les injonctions (donne la bonne réponse, et… oui, tu dois t’habituer au fait qu’il n’y en n’aie qu’une et tu dois la trouver sous peine d’exclusion) .
En adoptant ce langage joyeusement punitif (en tout cas en apparence), mon enfant insécure qui cherche à se rassurer avec l’approbation du chef ne peut pas rester en silence.
Et il y a aussi en moi quelqu’un de bien présent, respirant profondément, qui est libre de répondre ce qu’il ressent.
Grâce à tous ces allers retours depuis déjà quelques années, la “timidité”, le conformisme, l’hésitation et la peur de “mal faire” se sont peu à peu dégonflées.
Je prends maintenant la plume
(enfin les trucs plastiques carrés qui ont remplacés la plume d’oie qui avait (digression) quand même plus de panache, j’y pense quand je passe au rond point de Surgères, avec une immense main de Ronsard en bronze, qui tient une plume tout aussi immense… mais comment l’inspiration peut-elle encore venir sur ce clavier sans la moindre de trace de vie – fin de la digression)
tout naturellement, comme je respire. Je me rends présente à ce que tu envoies, je pose mon mental sur une étagère, et j’écris ce que je ressens.
C’est un des meilleurs suivis de coaching, en plus gratuit, qui m’ait été offert ces dernières décades.
D’ailleurs ceux qui mettent des commentaires à la con (oui, j’écris ça comme ça), devraient peut-être en dessous regarder si leur propre jugement ne les a pas tout simplement retenus d’écrire ce qu’ils avaient sur le ♥️ …
Dans la tête, tout est compliqué.
Tout fait peur.
On se retrouve comme une poule au milieu de la route, devant les phares d’un véhicule qui se présente sans forcément vouloir nous écraser
Et on gamberge : fuir ou non? à gauche ou à droite? quelle est la “bonne ” solution? Suis-je suis le point de mourir?
A 19h50 je vais t’épargner une suite (improbable)
et simplement te remercier
de continuer
tant qu’il y aura des interactions ici
et que chacun osera peu à peu dévoiler ses mécanismes, feignasse ou bon élève, ou moralisateur, ou juge de touche.
C’est vivant. J’adore !
Merci à tous et à toutes
Merci Mira, pour ton respect du Vivant. je ne m’attendais pas à moins venant de ta part.
Tu as toujours commenté par enthousiasme, plus que par contrainte. Il te suffit de continuer.
Eh oui, bien sûr que ceux qui commentent de façon superficielle ont envie de dire quelque chose de plus profond, mais se cachent… Même les personnes qui critiquent, cachent dans 8 cas sur 10, l’envie d’être convaincus (sinon ils passeraient leur chemin). Voilà qui nous ramène vers Mamie qui nous dit qu’elle préférerait continuer à lire, lorsque je lui propose de devenir auteure de son livre… Si elle n’avait vraiment pas envie d’écrire, elle n’aurait pas commenté.
Pour ce qui est de la peur du jugement et autres blocages, tu n’as pas à avoir peur de commenter. D’ailleurs, tu peux en parler à «Feignasse Inside». Ce GPT t’expliquera pourquoi cette peur est légitime dans bien des cas, mais pas dans celui qui nous occupe ici.
A++, et bise à la feignasse hésitante, conformiste, timide et craintive qui est en toi. Elle s’est surpassé !
Stéphane
Peut-être un mélange des 2; réactance, je cherche… il y a certainement.
Peur, oui, de me retrouver en “commentaire de merde”. Le premier sujet sur lequel j’ai envie d’interagir, c’est quand tu assènes comme une vérité que se faire vacciner aurait participé à l’immunité collective face au covid.
C’est pas le sujet. De mon point de vue, le gendre n’est pas maso. Il est au delà de ce trop célèbre cercle victime-bourreau-sauveur. Combien de gens hésitent à tendre la main en réactance (si mal employé, n’hésite pas à me le signaler, je suis en apprentissage…)
Plutôt peur, comme je ne commente pas souvent, de la qualité et de la pertinence de mon commentaire, parce que le minimum, en retour de tes écrits, c’est qu’il y ai du cœur dedans. Et je pense souffrir de biais de halo négatif, ici comme à pas mal d’autres endroits. Au travail, c’est rigolot, si tu reviens sur ce sujet, j’aurai une petite histoire à raconter, là c’est trop long… et des choses à apprendre sur ce sujet, parce que des fois je suis justement là où on m’attends et ça m’agace. Une autre peur : que finalement je sois renvoyée à une histoire de pathos, donc encore hors sujet.
Et besoin de passages à l’action concrets, plus que d’approfondir mes connaissances en développement personnel (ref. à l’utilisation de l’IA je suis inscrite, on y est presque…) pour continuer à créer mon monde et j’aimerais bien que tu continu à en faire parti, je n’ai pas besoin que nous soyons d’accord sur des sujets triviaux, par contre, que nous partagions des valeurs communes, oui, c’est important et j’y crois, même si je ne suis pas très sûre de la réciproque 🙂
Céline, que tu le veuilles ou nous, beaucoup de gens se sont faits vacciner pour participer à l’immunité collective. C’était dans leurs valeurs. Ils ne l’ont fait ni par égoïsme ni par peur, ni par convention sociale, mais parce que c’était l’occasion de participer à quelque chose de plus grand que soi. je le sais, parce que j’en faisais partie, parce que j’en discutais avec eux, comme j’ai discuté avec ceux qui ont changé d’avis après l’allocution d’Emmanuel Macron.
J’affirme qu’il y a des gens qui étaient prêts à se faire vacciner dans ce but, la main sur le cœur, et avec une grande conviction qui faisait vibrer leurs valeurs.
Je n’affirme pas que si le vaccin avait été mieux accepté, on aurait atteint l’immunité plus vite. On ne peut pas le savoir.
En revanche, je sais (parce que c’est mon travail), que notre président a très mal joué niveau timing, car de nombreux valeureux ont annulé leur rendez-vous volontaire. Ils ont été remplacés par des gens qui avaient peur de perdre leur emploi et qui se vaccinaient par contrainte. Les professionnels qui œuvraient dans les centres de vaccination ont senti que l’ambiance n’était plus la même, car ils sont passés en un week-end du statut de “messagers au service du bien” au statut de “complices d’un régime policier”. En tant que coach, je peux affirmer qu’ils n’ont pas gagné au change… Mais je n’affirme pas que le vaccin était notre solution. D’ailleurs, je ne cherche à convaincre personne, et encore moins à obliger qui que ce soit. Je parle coaching !
Le fait que tu sois dans le combat antivax te fait interpréter mes propos sous l’angle du militant qui te contrarie. C’est un peu comme si tu me répondais qu’en disant «notre président», j’étais dans le faux, vu qu’en ce qui te concerne, Emmanuel Macron n’a jamais été ton président !
Je parle Coaching et Développement Personnel : se mettre au service des quelque chose de plus grand su soi n’est pas nouveau dans ce domaine. La Réactance non plus (certains connaissent d’autre pas, mais c’est loin d’être nouveau). La peur n’est étrangère à personne.
Donc oui, depuis 6 paragraphes, je réponds à un commentaire de merde, histoire de recadrer l’endroit où nous sommes, et ce qui y est attendu. Si tu as un concept de coaching à présenter en parlant du combat antivax, j’y suis ouvert. Mais si c’est pour me parler des ravages du vaccin, ton commentaire DANS NOTRE CONTEXTE sera un commentaire de merde !
J’espère que c’est plus clair. Revenons à nos moutons.
Pour ce qui est d’hésiter à tendre la main par réactance, c’est tout à fait possible, si on oblige une personne à tendre la main. Elle pourrait se rebeller, et le lendemain, elle se demandera pourquoi elle n’a pas fait ce que son cœur lui dit de faire habituellement. Elle pourra placer un mot sur son comportement étrange : la Réactance. Il y a tout un tas d’autres raisons pour lesquelles on peut décider de ne pas tendre la main à une personne en souffrance. (la Réactance n’est pas la seule raison), mais elle peut effectivement faire partie de ce qui prive notre monde d’empathie.
En ce qui concerne la peur de commenter qui est lié à ta Légitimité de t’exprimer ici ou pas. Comme tu le vois, j’accepte les commentaires de feignasses et les commentaires de merde. Donc tu es Légitime. Ceci dit, si tes combats t’amènent à commenter hors propos, je te le dirai ! Et je pense que ce franc-parler fait partie des raisons pour lesquelles beaucoup de gens m’apprécient. Ce ne sera jamais pour te donner une fessée en public, mais pour que tu continues ton apprentissage. Si c’est trop difficile à vivre, l’IA est là pour me remplacer. Si tu lui dis «trop top de top ton article, quelle plume !». Elle te répondra «Merci, je suis très touchée par ton retour. C’est très agréable.». Tu peux mettre le même commentaire sous chaque article et boucler… Magnifique !
Est-ce que je crois que nous partageons des valeurs communes. Certainement ! Pas toutes, et pas avec la même intensité (car chacun est singulier), mais c’est certain, car les gens qui ne supportent pas mes valeurs ne me lisent plus.
Je pense qu’en ce qui te concerne tu as l’avantage de comprendre les Valeurs qui se trouvent au delà de l’exemple cité (inconsciemment, se mettre au service de plus grand que soi, ça te parle malgré l’exemple utilisé), mais que quelque chose t’empêche d’aller vers, et c’est pour cette raison que tu utilises l’exemple (le vaccin) pour t’éloigner du sujet.
A méditer…
C’est clair qu’il y a des fois où l’on n’est pas inspiré, ou que l’on ne voit pas quoi dire, ou que l’on ne voit pas l’utilité.
L’écrit peut aussi jouer dans la circoncision du message. Certains sont plus prolixes à l’oral.
Personnellement, je peine à laisser des messages sur les répondeurs (en tout cas ils sont peu efficaces…), donc je raccroche et j’envoie un SMS ou un email.
Donc ne faudrait-il pas donner à ces gens là la possibilité de commenter par un autre canal (le message vocal peut-être) ?
Ca pourrait être une bonne idée Fabien. Ceci dit le problème que tu évoques (préférer l’écrit à l’oral) est beaucoup plus courant.
Ca pourrait changer avec la nouvelle génération. Je vais surveiller ça de plus près.
Merci
Hello,
Je ne connaissais pas le principe de reactance. Je m’y reconnais sur certains sujets bien que mes valeurs soient toujours prioritaires. Mais ça me demande de l’énergie de passer par dessus ma reactance pour prioriser mes valeurs malgré tout.
J’ai découvert il n’y a pas longtemps de syndrome d’évitement pathologique de la demande (souvent comorbidité du tsa), je suis curieuse de lire sur la reactance pour saisir les différences.
Ça me fait un nouveau sujet de recherche et me cré de l’enthousiasme.
Merci pour cet article. ^^
La différence Lise, c’est la pathologie. Le syndrome d’évitement pathologique de la demande concerne les personnes neuroatypiques. C’est une réaction anxieuse incontrôlable, et la réponse est clinique (psychiatre formé pour soigner ce type de syndrome). La Réactance est une réponse émotionnelle de défense que tout un chacun pourrait utiliser, certes malgré lui (ce qui pourrait faire penser à une réaction pathologique), mais si on demande à la personne d’y réfléchir ensuite, elle reconnaîtra qu’elle a agi contre ses valeurs et commencera à s’interroger sur sa “bêtise”. Dans le cas du syndrome, y repenser (hors cadre clinique), c’est réenclencher l’anxiété.