Le petit chat est mort
Le petit chat est mort.
Il s’est couché sur l’herbe
Béat comme on s’endort,
Roulant sa fourrure zèbre.
Et soudain un pressentiment, et soudain l’attroupement…
Le chat ne respire plus…
Impossible d’y croire !
Bouscule-le, qu’il remue !
Redonne-lui à boire !
Et si ce n’était pas lui… Appelle, appelle l’espoir !
Le petit chat est mort !
Il a rendu son âme,
Brisant nos cœurs, nos corps,
Ravagés par le drame.
Entends ces cris de rage et ces dents qui se serrent !
Le petit chat sommeille,
Il faut que j’aille dormir.
Bien sûr qu’à mon réveil
Reviendra-t-il… Sourire…
Écoute ma prière, je vais aller dormir…
Le petit chat est mort.
Il ne reviendra pas
Bercer l’enfant qui dort,
Ronronner sous son bras.
Et le torrent jaillit, et chaque larme est Amour…
Le petit chat est mort,
Il nous avait choisis.
Brille alors, Brille encore…
Ravive nos esprits !
En nous tu pourras vivre comme tu as vécu.
En août 2019, j’ai raconté notre rencontre et notre improbable Relation :
→ Je n’aime pas les chats ! ←
Moi, j’aime les chats. Un animal qui exige le respect, cela entraine des relations intéressantes. Et ta conversion de Je n’aime pas les chats à j’aime le petit chat est une oeuvre précisément accomplie par lui.
Sûr que nous sommes tous les deux impliqués.
Bonsoir Stéphane, quelle tristesse. Chacha a eu beaucoup de chance de te rencontrer et toi aussi! J’ai relu “j’aime pas les chats”, je ne me souvenais pas des péripéties… Quelle histoire!! Grâce à toi et ta famille, il a eu une vie merveilleuse et vous avez partagé plein d’amour et de moments inoubliables en famille avec lui. Il a accompli sa mission et peut-être est-il encore tout prêt de vous à veiller sur vous de là-haut. Il vit dans vos coeurs et qui sait, peut-être auras tu des petits signes, des synchronicités… De tout coeur avec vous, gardez le meilleur, Karine
Non… Je ne crois pas à tout ça !
Attends… J’entends miauler.. Je reviens…
Bonjour Stéphane, je me souviens plus ou moins de l’histoire de ce chat ! Toujours est-il qu’il vous a inspiré un très joli poème que j’ai pris plaisir à lire,
Comme un univers qui s’écroule
Un autre monde apparait
De la douleur de l’absence
A la beauté d’une vie en artifice
Du noir, du blanc
Un miaou plein d’amour
La douceur d’une caresse
Le cœur et la tendresse
Sont présence
Sur la balustrade une absence
Au bord des escaliers tu manques
Ton cœur au bout des pattes
Sur mon cœur pose son empreinte
Le jeu de la course dans le noir
Une blanche, une blanche et noire
Le plaisir et la joie de surprendre
Avec douceur, tu m’épates.
A ma voix tu accours
Et me poursuis avec détours
Aujourd’hui je t’attends
Tu as posé tes pattes sur mon cœur
Elles t’ont menée sur la route
Où des monstres sans doutes
T’ont précipitée vers ailleurs
Ce monde sans toi
Réglisse, est avec douleur
Dans une mémoire pleine d’amour
Pour toi, je prie un monde meilleur
Plein de jeux, de rires d’enfants
De glissades et de toboggans
Sur la balustrade une absence
Au bord des escaliers tu manques
Ton cœur au bout des pattes
Sur mon cœur pose son empreinte
Je me souviens de “je n’aime pas les chats” et de l’ouverture à ce nouveau monde avec Le Chat.
Aujourd’hui de nouvelles étapes de vie à traverser. Elles t’inspirent et restent à vivre.
J’en profite pour intégrer en commentaire le poème-chanson du départ de Réglisse (2019), le petit chat noir et blanc qui avait trouvé mon domicile accueillant et avait su toucher mon coeur et celui de ma petite chienne. Je pleure encore aujourd’hui son départ et le vide laissé…
Samedi nous avions un invité (le petit ami de ma cadette). Il a perdu sa chienne, il y a 2 mois, et en parlait avec une certaine sérénité.
En ce qui nous concerne, nous n’avions pas encore accepté ce qui s’était passé quelques heures plus tôt (déni), et je lui ai demandé au bout de combien de temps il avait réalisé que sa chienne était morte.
Il m’a alors regardé et s’est mis droit semblant préparer une réponse longue, puis son regard s’est porté plus loin comme si j’étais devenu transparent et qu’il regardait l’horizon.
Puis il m’a dit :
Ce qui ressort le plus (dans ma lecture d’aujourd’hui), c’est l’absence. On en se doute pas de la place qu’il peut prendre dans nos cœurs et dans nos tripes.